Equipe 1: Biologie et Pathologie du Pancréas Endocrine (B2PE)

Responsable: Jamileh MOVASSAT (PR P7)

La perte absolue ou relative des cellules beta pancréatiques est un déterminant majeur dans la pathogenèse des diabètes de type 1 (DT1) et de type 2 (DT2) respectivement. Notre activité de recherche porte sur l’identification de facteurs extra et intracellulaires qui régulent la croissance, la différenciation et la fonctionnalité des cellules beta, et de la compréhension des mécanismes impliqués dans la plasticité de ces cellules dans des situations physiologiques ou pathologiques.

Nous nous intéressons également à la vulnérabilité des cellules beta en réponse à l’exposition à un micro-environnement pathologique (gluco-lipotoxicité, inflammation, stress oxydant) et à l’impact de cette exposition dans la progression vers un état diabétique.

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Nous disposons de modèles animaux de diabète, induits ou spontanés:

Le rat n0-STZ est obtenu par injection intrapéritonéale de streptozotocine (100 mg/kg de poids corporel) le jour de la naissance, chez rat Wistar. Une rémission spontanée mais incomplète de l’état diabétique est observée au delà de l’âge de 7 jours.STZ: streptozotocine png_STZ-3.png
Le rat GK (désigné par les initiales du nom des chercheurs Goto et Kakizaki ayant établi cette lignée) est un modèle de diabète spontané de type
2 sans obésité associée.(A) Cette lignée de rat a été obtenue par des croisements sélectifs de rats normaux, de souche Wistar, sélectionnés sur la base d’une légère intolérance au glucose. Cette dernière a été quantifiée par la somme (S glycémies) des valeurs de glycémies lors d’un test de surcharge glucosée administrée par voie orale (OGTT). La répétition de cette procédure sur de multiples générations (plus de 30) a permis d’obtenir un état diabétique stable . Les animaux de la notre lignée GK/Par (lignée Parisienne implantée en 1988) sont les descendants de rats GK appartenant à la F35 de la lignée japonaise originelle.(B) Chronologie d’apparition des anomalie chez le rat GK. Mâles et femelles sont touchés de manière identique et leur état diabétique est stable sur 72 semaines de suivi.
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Ces deux modèles présentent de grandes similitudes avec le diabète humain, et constituent des outils de choix pour l’étude des mécanismes impliqués dans les défauts de la masse beta fonctionnelle dans un contexte d’hyperglycémie et/ou d’inflammation chronique.

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