Deux aspects sont étudiés actuellement:

La différenciation et la régulation de la fonction gonadotrope hypophysaire

L’émergence du lignage gonadotrope dépend de cascades complexes de signalisation et d’activation transcriptionnelle qui prennent place au cours de la différenciation hypophysaire et participent à la régulation du phénotype gonadotrope adulte. Nous cherchons à comprendre les mécanismes génétiques et épigénétiques à l’origine de la spécification de ce lignage. Nous étudions également la régulation de l’activité gonadotrope par la neurohormone hypothalamique GnRH en analysant comment la cellule gonadotrope décode la pulsatilité de la GnRH qui est l’élément déterminant les grandes étapes de la vie reproductive (rôle des miRNA, caractérisation de la signalisation et des partenaires du récepteur de la GnRH). Un axe développé plus récemment, en collaboration avec l’équipe Reglys de l’Unité BFA, concerne l’impact des désordres nutritionnels et notamment de l’hyperlipidémie sur l’activité gonadotrope hypophysaire.

Le rôle de l’hormone anti-Mullérienne (AMH) et de l’oestradiol dans la fonction ovarienne

Au début des années 2000, l’AMH a été identifiée comme un régulateur majeur du recrutement et du développement folliculaire. Notre objectif est de progresser dans la compréhension des mécanismes d’action et de régulation de l’AMH ovarienne qui sont encore très mal connus, en situation physiologique et, avec les cliniciens de l’équipe, dans des physiopathologies caractérisées par des niveaux importants d’AMH (syndrome des ovaires polykystiques et tumeurs de la granulosa). Nous étudions également les rôles et mécanismes d’action de l’œstradiol-17bêta dans l’ovaire en recherchant la contribution de régulations non génomiques des voies de signalisation PI3K et MAPK ainsi que la synergie entre l’AMH et l’oestradiol dans la progression des tumeurs de la granulosa.